bannière requins

L’engagement de Sea Shepherd dans la protection des océans est aujourd’hui reconnu dans le monde entier. En développant Sea Shepherd Dive, nous avons établi des critères qui respectent cet engagement. Ainsi, nous avons élaboré cette charte éthique qui définit le minimum que Sea Shepherd attend de ses centres partenaires. Ayant conscience que le respect intégral de cette charte n’est pas encore possible pour tous, nous avons créé deux catégories de structures plongées. Les centres Partenaires et les centres sympathisants. Nous souhaitons faire évoluer le plus de plongeurs vers une pratique respectueuse des océans et collaborer avec le plus de centres de plongées prêts à rejoindre l’éthique de Sea Shepherd. Cependant, les centres Partenaires devront appliquer cette charte dans son intégralité.

1 - APPORTER LES BASES AU PLONGEUR ÉCO-RESPONSABLE

Le plongeur doit prendre conscience qu’il évolue dans un milieu qui n’est pas le sien. Il est invité à le découvrir et lui doit donc le respect. Ce premier aspect de notre éthique, est vraiment la base de ce que l’on attend d’un plongeur aujourd’hui, afin qu’il minimise son impact sur le milieu.

- Veiller à sa stabilisation et à sa technique de propulsion.

- Ne rien toucher volontairement - Attention aux éventuels appuis d’observations

- Ne pas interférer dans les relations entre les différentes espèces sous-marines.

- Ne pas harceler les espèces. Le stress peut en tuer certaines.

- Ne pas nourrir les animaux - Le nourrissage a un impact sur les animaux et sur l’écosystème.

- Ne rien remonter d’une plongée. Les tests, coquilles et mues appartiennent aux substrats.

- Ne pas laisser trainer les éventuels déchets aperçus - Plonger avec un petit filet de ramassage recyclé ou biodégradable, ou utiliser ses poches du gilet Stabilisateur.

- Ne pas amener de bouteille d’eau en plastique sur un bateau, privilégier des bouteilles inox.

- Ne pas boire dans des gobelets plastiques jetables.

- Réfléchir à minimiser l’utilisation de l’eau pour le rinçage du matériel. Pas nécessaire après chaque plongée.

- Préférer se couvrir pour se protéger du soleil au lieu d’utiliser des crèmes solaires…

2 – CHASSE SOUS-MARINE

Certains avancent l’argument qu’il s’agit de la forme de pêche permettant un prélèvement ciblé et avec moins d’impact sur le milieu. Cependant, nous nous opposons à l’idée que cette pratique devienne la solution la plus durable. En effet, imaginez 100 chasseurs sur un même récif ou une même zone de chasse, les différentes prises créeraient un déséquilibre et donc un impact négatif sur un écosystème donné. Sea Shepherd est donc fermement opposé à la chasse sous-marine, notamment compétitives.

3 – PÊCHE SPORTIVE

Sea Shepherd ne sera jamais associé à un centre de plongée qui propose aussi des excursions de pêche sportives comme il en existe. Hameçonner un grand prédateur, le combattre pendant de longues heures, lui causer un stress maximal, le remonter sur un bateau pour le prendre en photo comme un trophée bien mérité, n’est pas un sport. Il serait incohérent d’aspirer à protéger le monde marin tout en l’inscrivant au menu de ses clients. Si cette pratique ne va pas jusqu’à la consommation du poisson, pour affirmer l’aspect sportif, les poissons relâchés meurent souvent en raison du traumatisme subit ou par l’impossibilité de s’immerger la vessie natatoire restant gonflée.

4 – NE PAS CONSOMMER DE POISSONS ET DE FRUITS DE MER

Nos océans subissent une pression immense de surexploitation. La diminution de la demande mondiale de poissons est le seul espoir qu’il reste. Nous pensons que vous ne pouvez pas prétendre protéger l’environnement marin et le manger. Certains clubs proposent des prestations avec restauration. L’absence de fruits de mer à votre menu provoquera des questions et vous aidera à communiquer votre engagement environnemental auprès de vos plongeurs. Si vous faîtes appel à un prestataires, demandez-lui de ne pas mettre poissons et fruits de mer dans son menu. Cela participe à faire le lien entre ce que vous mangez et ne verrez pas pendant votre plongée. La finalité de la pratique de la plongée est l’observation des espèces sous-marine. Un centre partenaire ne peut pas tomber dans cette incohérence.

5 - IMPACT DE L’EMBARCATION

Sea Shepherd attend des centres partenaires qu’ils soient engagés à réduire l’impact polluant de leurs bateaux, en fonction de leur budget et leurs possibilités. Nous pensons dans un premier temps aux biocides contenus dans la peinture antifouling qui limite la fixation sur les coques de bateau, et dont la récupération lors du carénage est souvent très compliquée. Selon les bateaux, on peut tout simplement ne pas mettre de peinture antifouling mais avoir une manutention régulière pour maintenir une coque propre et donc moins consommer de carburant. Il existe aussi depuis quelques années des revêtements qui ont une action mécanique (sans biocides) afin d’empêcher la fixation. Le coût n’est pas forcément plus élevé qu’une peinture, car souvent ces revêtements durent plusieurs années. Les centres partenaires peuvent aussi avoir une démarche sur l’énergie utilisée pour la motorisation… cela reste libre, mais nous demandons qu’il y ait une démarche concrète.

l'océan n'a pas besoin d'encore plus de chasseurs
le harcelement n'est pas un sport
les plongeurs veulent voir des poissons vivants

6 - UTILISATION DE BOUÉE D’AMARRAGE POUR PRÉSERVER LES FONDS

Tous les bateaux destinés à la plongée devraient utiliser des mouillages fixes. Les ancres créent des dégâts irréversibles sur les différents substrats, herbiers ou récifs coralliens. Cependant, nous savons que pour ce type de dispositifs, il faille parfois des autorisations administratives, et que selon les dispositifs imposés, cela peut représenter un gros budget. Nous savons également que sur les rotations des bateaux de plongées, il y a souvent une mixité de plongeurs (explorations, formations, baptêmes, randonnées palmées, des enfants…) et qu’une sécurité surface manoeuvrante est souvent impossible. Nous demandons donc aux centres de plongées de faire au mieux pour choisir la zone du mouillage, même s’il n’existe pas de sous substrat, quand ils ne disposent pas de bouées « écologique ».

7 - ORIENTATION VERS LE ZÉRO DÉCHET

Sea Shepherd attend des centres partenaires qu’ils aient une démarche concrète sur la minimisation des déchets. Si l’installation de poubelles de différentes couleurs tombe sous le sens aujourd’hui, nous demandons qu’il y ait une démarche durable et maîtrisée. Cela commence par une sensibilisation sur les déchets plastiques, par le refus d’embarquer des bouteilles d’eau en plastique et des gobelets jetables. Les centres peuvent s’arranger avec leurs fournisseurs pour être livrés sans emballages plastiques, créer des liens avec des entreprises des constructions innovantes, trouver des alternatives aux sacs poubelles… Les centres partenaires peuvent éventuellement avoir une démarche durable dans le recyclage des déchets végétaux (compostage) avec un suivi de la matière finale. Dans la gestion et la minimisation des déchets, il y a aussi un grand nombre de démarches possibles, et nous demandons aux centres partenaires de montrer leur engagement.

8 - CONSOMMATION ET ÉNERGIE

Sea Shepherd attend des centres partenaires qu’ils proposent des solutions d’autonomie, d’économie d’eau, d’énergie, en fonction des possibilités de la localité et des emplacements des structures (récupérateur d’eau, panneaux solaires, petit éolien…). Il y a différentes petites démarches possibles sans forcément investir gros.

9 - ALIMENTATION VÉGÉTARIENNE DANS LES CENTRES ET SUR LES BATEAUX SUPPORT DE L’ACTIVITÉ

La raison étant que la consommation de viande participe directement à l’appauvrissement de la vie marine (40% des poissons pêchés servent à nourrir les animaux et les poissons d’élevages) et à la pollution de l’océan, l’élevage étant responsable de nombreuse zones mortes océaniques entre autres effets néfastes sur l’environnement

10 - PROGRAMME DE FORMATION SEA SHEPHERD – SORTIES PLONGÉES SCIENCES PARTICIPATIVES

Un projet sur la mise en place de certification de plongeurs Sea Shepherd est en cours. Cela permettra de certifier les connaissances, le savoir-faire et l’engagement nécessaire à la participation à des missions Sea Shepherd par exemple…

Différents programmes de formation de protection de l’environnement sont actuellement en élaboration et toucheront différents thèmes en fonction de la localisation des centres et des projets locaux (propagation du corail sur les récifs, de la posidonie en méditerranée, éradication de la caulerpa Taxifolia et Racemos…)

baleine et son baleineau